vendredi 28 janvier 2011

Accordo Trenitalia-Veolia: nasce una nuova compagnia ferroviaria europea

Comunicato stampa Trenitalia.
Roma – Parigi, 19 gennaio 2011.

Nasce un nuovo player sul mercato ferroviario europeo, pronto a competere nel settore dell’Alta Velocità e in quello dei servizi passeggeri di lunga distanza, transfrontalieri e regionali. Nasce dalla partnership fra Trenitalia (con oltre 40 mila dipendenti, è la società di trasporto del Gruppo FS) e Veolia Transport (presente in 28 paesi con oltre 77 mila dipendenti, è parte del Gruppo Veolia Environment) che danno vita con l’accordo presentato oggi a una nuova società ferroviaria di cui sono azioniste entrambe, al 50%. Sarà una società per azioni di diritto francese, con capitale superiore a un milione e mezzo di euro. In attesa del via libera dall’Autorità Antitrust Europea, sono già stati elaborati gli obiettivi, gli accordi commerciali e i Business Plan della nuova società che, entro il 2011, inizierà a svolgere la propria attività con servizi notturni sulle rotte Parigi – Venezia e Parigi – Roma. Per mantenere una struttura snella ed efficiente, il materiale rotabile sarà noleggiato, a condizioni di mercato, direttamente da Trenitalia o sul mercato internazionale. Le altre rotte su cui la nuova compagnia sta studiando l’opportunità di avviare propri servizi sono la Torino - Lione, linea convenzionale e, in seguito, la Parigi – Bruxelles e la Parigi - Milano ad Alta Velocità. Altra importante area di interesse è quella della partecipazione alle gare per i servizi ferroviari in Europa (le prossime saranno in Inghilterra per i servizi Intercity West Coast e per i servizi regionali e intercity in Greater Anglia.) Internet sarà un canale privilegiato per la distribuzione dei biglietti della nuova società che, oltre a dotarsi di propri canali di vendita, utilizzerà quelli di Veolia in Francia e di Trenitalia in Italia, Europa e sui mercati internazionali. Altri accordi commerciali saranno attivati con l’obiettivo di rendere i nuovi servizi largamente disponibili e acquistabili con facilità in tutta Europa.

jeudi 13 janvier 2011

GECT Euro-région - Le Piémont de Cota en passe d’abandonner

Son élection en mars 2010 à la tête de la région Piémont avait fait grand bruit, pour la première fois, Roberto Cota portait la Ligue du Nord, parti d’extrême droite, aux affaires devant le parti de centre-gauche de Mercedes Bresso.

La Région Piémont s’était engagé avec les régions limitrophes de Vallée d’Aoste, Ligurie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Rhône-Alpes, à la création d’un Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT).
Un GECT est un récent outil de coopération territoriale qui permet de donner un statut juridique à une collaboration accrue entre des sujets provenant d’au moins deux pays de l’Union Européenne et où peuvent être associés des pays tiers.

Le GECT Euro-région Alpes-méditerranée est un accord autour de 5 thématiques :
- Innovation et recherche
- Tourisme et culture
- Transports et accessibilité
- Environnement et développement durable
- Education et formation

La constitution d’un GECT est un long processus à la fois entre ses membres et d’acceptation du dossier par les gouvernements nationaux.
Le GECT Euro-région Alpes-méditerranée a déjà subi un premier revers avec le retard de l’Italie dans la transcription dans son droit national de la directive européenne relative au GECT.

Le second revers est arrivé avec les récentes déclarations de Roberto Cota qui « préfère renforcer l’axe Piémont – Lombardie – Vénétie plutôt qu’une collaboration transfrontalière ». Cette déclaration arrive après les absences répétées de toute représentation de la région Piémont dans les différentes réunions depuis mars 2010. Cette prise de position est dans la droite lignée de la pensée du parti d’extrême droite qu’est la Ligue du Nord.

2011 s’avère donc une année cruciale pour l’Euro-région Alpes-méditerranée qui pourra difficilement se faire sans la région Piémont. Des décisions devraient être prises assez rapidement. L’initiative laissait entrevoir pourtant une coopération accrue en terme de politique de transports avec à la clé des financements européens conséquents. Une concertation interrégionale sur une politique de transport intégrée fait actuellement cruellement défaut des deux côtés des Alpes.

mardi 11 janvier 2011

LGV: Nice à 2 heures de Gênes et 3h30 de Milan à l'horizon 2018

Article Nice-Matin du 11/01/2011
http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/lgv-nice-a-2-heures-de-genes-et-3h30-de-milan-a-lhorizon-2018

Paralysée par les tergiversations sur le tracé, la ligne à grande vitesse Méditerranée n’avance pas. Sa livraison est prévue en 2035. Dans le meilleur des cas. Car il manque de l’argent, beaucoup d’argent. Agacé, le député-maire de Nice Christian Estrosi s’inquiète du renchérissement de ce projet dont le coût estimé est passé de 7 à 15 milliards d’euros : « A ce jour, on ne sait même pas comment le financer. »L’élu ne veut plus attendre. De l’ouest, rien ne vient ? C’est vers l’est qu’il se tourne : « Je veux profiter de la main tendue de l’Italie. » Nos voisins transalpins aménagent une LGV à double voie et grande capacité pour relier Gênes à Vintimille à près de 200 km/h à l’horizon 2018-2020. Christian Estrosi entend s’y associer en adaptant la ligne Nice-Vintimille. Première étape : la signature d’un accord, hier après-midi, à la Villa Masséna. Les assemblées respectives doivent désormais ratifier le principe d’une convention, l’objectif étant de constituer un « pôle métropolitain de la Latinité. » Christian Estrosi et son homologue de Gênes, Marta Vincenze, souhaitent exploiter les complémentarités « naturelles et historiques » entre les deux territoires. Nice représente un bassin économique de plus de 500 000 habitants, contre 800 000 pour Gênes et 4,5 millions pour Milan. « Cette liaison ferroviaire s’inscrit dans l’espace international en tant que chaînon central de l’Arc méditerranéen Espagne/France/Italie », résume le maire de Nice. L’aménagement, côté transalpin, d’une nouvelle ligne à grande vitesse prévoit de mettre Gênes à 1 h 30 de Vintimille en 2018, puis Milan à 3 h de Vintimille en 2020. La modernisation de la voie reliant Nice à Vintimille est un moyen de profiter de cette opportunité.ÉconomieLe Vintimille-Nice desservira le futur pôle multimodal de Saint-Augustin. En pratique, il ne s’agit pas de construire une nouvelle voie mais de moderniser celle utilisée actuellement, soit 30 km. Christian Estrosi y voit « des économies substantielles », là où le projet de LGV Méditerranée envisage « un percement gigantesque pour le contournement de Nice, que nous n’obtiendrons pas, hélas, avant les années 2030. » Les travaux commenceraient en 2013. Côté français, ils pourraient être financés à hauteur de 50 % par l’État. Le conseil général des Alpes-Maritimes est prêt à participer. Le maire de Nice compte aussi sur la contribution de l’Europe, de la région PACA et de l’État monégasque.Avec 9,3 millions de passagers en 2010, l’aéroport Nice Côte d’Azur compte 8 fois plus de passagers que celui de Gênes. À l’inverse, le port de Gênes représente 4 fois plus de passagers et 200 fois plus de fret que celui de Nice. Le renforcement des échanges peut être profitable, de même que le développement conjoint des « autoroutes maritimes ». Par ailleurs, Nice et Gênes prétendent toutes deux au label européen « Smart City » en matière d’énergie et de mobilité durable. Un partenariat pourrait augmenter les chances. Christian Estrosi évoque enfin des rapprochements possibles en termes de recherche, de patrimoine et de culture : « Si les Niçois sont avant tout Niçois, nous sommes autant Ligures que Provençaux. »

vendredi 17 décembre 2010

La LGV entre Nice et Paris sur une voie de garage ?

Extrait Nice-Matin du 04 décembre 2010
http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/la-lgv-entre-nice-et-paris-sur-une-voie-de-garage

Avant de quitter ses fonctions de préfet de région, Michel Sappin s’est lâché. Une toute petite phrase qui en dit long sur l’état d’avancement du dossier de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) : « Il restera comme une profonde déception. On a été mauvais collectivement (...) Je suis très pessimiste sur le devenir de cette ligne qui aurait fait avancer la région ».Incroyable, en effet, qu’en ce début de XXIe siècle, il faille encore au départ de Nice 2h30 par le train pour relier Marseille et 5h30 au mieux pour Paris! La LGV, qui aurait enfin permis de rapprocher les deux grandes villes du Sud-Est et la Côte d’Azur de la capitale, prend encore du retard. En principe, elle aurait dû être livrée en 2023.
Dans 15 ans…si tout va bienLes propos du haut fonctionnaire, qui traduisent un gros trou d’air, ont de quoi faire bondir tous ceux qui, dans les Alpes-Maritimes, espèrent pouvoir “ monter ” rapidement à Paris par la LGV. Cela fait beaucoup de monde : des hommes d’affaires, des vacanciers, des étudiants, des retraités… Une clientèle d’ores et déjà estimée à 40 millions de voyageurs par an, ce qui la rend immédiatement rentable. Et à 110 millions de passagers dans 30 ans.Alors, la LGV promise, la LGV espérée, la LGV qui doit mettre la place Massena à 3h55 des rives de la Seine est-elle stoppée sur une voie garage? Le haut fonctionnaire, connu pour parler fort sans dérailler, le laisse entendre.Ce qui n’est pas du goût des Azuréens. Élus, associations, entrepreneurs, tous tiennent à peu près le même langage : « Un tracé a été retenu, que l’on s’y tienne. Et surtout que l’on poursuive les études si l’on veut voir la LGV arriver à Nice dans une quinzaine d’années ».À une époque où les caisses de l’état sont vides, où celles des collectivités territoriales ne sont guère mieux remplies, il ne restera plus qu’à réunir le “ tour de table ” pour financer les travaux. Au bas mot, entre 15 et 20 milliards d’euros pour le tracé des « métropoles » (ainsi appelé parce qu’il dessert les villes de Marseille, Toulon, Saint-Raphaël, Cannes et Nice), préféré au tracé nord (coupant le Var en son milieu) qui coûtait pourtant deux fois moins cher.En voulant à toutes fins construire une LGV pour désenclaver le Sud-Est, a-t-on eu les yeux plus gros que le ventre? « Non », répondent en cœur les responsables politiques, rappelant que le Sud-Ouest a déjà réussi à se payer une LGV d’un même montant alors que le potentiel de voyageurs y est moindre. Grenelle de l’Environnement ou pas, l’avion a encore hélas de beaux jours devant lui pour concurrencer le TGV.

mardi 23 novembre 2010

Quel avenir pour la gare de Menton ?

Extrait du Nice-Matin du 18 octobre 2010.
http://www.nicematin.com/article/menton/trois-projets-de-parcs-de-stationnement-a-letude

Le Pôle multimodal de la place de la Gare relancé ?
Il devait comporter plus de trois cents places, mais son lancement a sans cesse été reporté, en raison d'un différend entre RFF (Réseaux ferrés de France) et la SNCF. Ce Pôle multimodal, qui devait regrouper gares ferroviaire et routière à l'origine, pourrait être relancé. « Dernièrement, j'ai envoyé un courrier au ministre des Transports pour que la commission d'arbitrage et de partage des actifs définisse un propriétaire. Mais le ministère m'a répondu que ladite commission ne statue plus. Heureusement, un accord a été trouvé entre RFF et la SNCF. »
Reste à rencontrer d'autres partenaires. Et, enfin, lancer le chantier. Toutefois, un dernier écueil pourrait faire - une nouvelle fois - achopper le dossier. « RFF et la SNCF ne sont pas sûrs que Vintimille reste gare internationale. Menton deviendrait alors gare terminale. Et plate-forme des trains de marchandises. »
Dans ce cas-là, des travaux seraient entrepris. Mais plus pour un parking souterrain !

RFF et la SNCF laissent toujours planer le doute sur le rôle de la gare de Menton. Pourtant, son avenir ne peut être celui d’une gare terminus. En effet, la gare de Menton ne dispose pas de l’espace requis (4 voies, 3 quais voyageurs et quelque voies de garages) pour en faire un gare terminus et ne dispose pas non plus d’une emprise foncière suffisante car située en centre ville. De plus, la gare internationale de Ventimiglia est le seul pôle d’échange ferroviaire entre la France et l’Italie qui permet la correspondance entre les trains grandes lignes et régionaux des deux pays. Menton terminus signifie isoler les deux réseaux ferroviaires, une absurdité dans la logique européenne, une éventualité inimaginable pour les habitants de Menton et de Ventimiglia.