jeudi 13 janvier 2011

GECT Euro-région - Le Piémont de Cota en passe d’abandonner

Son élection en mars 2010 à la tête de la région Piémont avait fait grand bruit, pour la première fois, Roberto Cota portait la Ligue du Nord, parti d’extrême droite, aux affaires devant le parti de centre-gauche de Mercedes Bresso.

La Région Piémont s’était engagé avec les régions limitrophes de Vallée d’Aoste, Ligurie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Rhône-Alpes, à la création d’un Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT).
Un GECT est un récent outil de coopération territoriale qui permet de donner un statut juridique à une collaboration accrue entre des sujets provenant d’au moins deux pays de l’Union Européenne et où peuvent être associés des pays tiers.

Le GECT Euro-région Alpes-méditerranée est un accord autour de 5 thématiques :
- Innovation et recherche
- Tourisme et culture
- Transports et accessibilité
- Environnement et développement durable
- Education et formation

La constitution d’un GECT est un long processus à la fois entre ses membres et d’acceptation du dossier par les gouvernements nationaux.
Le GECT Euro-région Alpes-méditerranée a déjà subi un premier revers avec le retard de l’Italie dans la transcription dans son droit national de la directive européenne relative au GECT.

Le second revers est arrivé avec les récentes déclarations de Roberto Cota qui « préfère renforcer l’axe Piémont – Lombardie – Vénétie plutôt qu’une collaboration transfrontalière ». Cette déclaration arrive après les absences répétées de toute représentation de la région Piémont dans les différentes réunions depuis mars 2010. Cette prise de position est dans la droite lignée de la pensée du parti d’extrême droite qu’est la Ligue du Nord.

2011 s’avère donc une année cruciale pour l’Euro-région Alpes-méditerranée qui pourra difficilement se faire sans la région Piémont. Des décisions devraient être prises assez rapidement. L’initiative laissait entrevoir pourtant une coopération accrue en terme de politique de transports avec à la clé des financements européens conséquents. Une concertation interrégionale sur une politique de transport intégrée fait actuellement cruellement défaut des deux côtés des Alpes.

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