La rentrée est pleine de bonnes surprises pour les liaisons transfrontalières. Le 23 septembre 2010, un premier train est parti de Moscou à destination de Nice en liaison directe.
Le trajet, d’une durée de 53 heures, est assuré par la compagnie russe RZD en collaboration avec la SNCF et la compagnie ferroviaire nationale polonaise.
Ce train de luxe propose deux classes pour un montant variant de 306 à 1200 euros pour un aller simple. Il dessert les gares suivantes :
Moscow – Vyazma – Smolensk – Orsha – Minsk – Brest – Terespol – Warsaw – Katowice – Zebrzydowice - Bohumin – Břeclav – Vienna - Linz - Innsbruck – Bolzano – Verona – Milano - Genova – San Remo – Bordighera – Ventimiglia – Menton – Nice.
Cependant, il n’est prévu pour l’instant qu’un aller-retour par semaine et ce jusqu’à mi décembre 2010. Si le succès est au rendez-vous, la compagnie RZD maintiendra cette liaison et pourrait même l’amplifier.
Plus au nord, la SNCF augmente son offre sur la relation Lyon – Turin en ajoutant… un bus aller-retour supplémentaire par semaine entre les deux capitales régionales.
La liaison ferroviaire internationale entre la France et l’Italie est probablement ici une des moins développée en Europe. Seulement deux aller-retour quotidiens sont possibles en train entre Paris, Turin et Milan, sans passer par Lyon ou bien en correspondance à Chambéry, auxquels il faut ajouter deux trains de nuit vers Venise et Rome. Le Conseil Régional Rhône-Alpes a développé avec la Regione Piemonte une offre directe par bus du vendredi au lundi qui circule désormais également les jeudis.
Il se trouve que ce bus est de plus en plus prisé et plus particulièrement par les étrangers. Ouvert que récemment à la réservation par internet sur le site de la SNCF, ce bus permet une correspondance plus simple avec un trajet direct sans changement. Seul bémol, Trenitalia ne commercialise pas les billets pour cette liaison par bus. Les italiens doivent donc se rendre dans une des trois agences de voyages habilitées à Turin.
La relation internationale Lyon – Turin est une des moins développée en Europe du fait de la non utilisation de la gare internationale de Modane. En effet, celle-ci n’accueille que les trains français qui ne vont pas au-delà de la frontière, tout comme les trains italiens qui s’arrêtent à Bardonecchia. A l’instar de Ventimiglia, la gare de Modane pourrait accueillir des trains italiens, créant ainsi un pôle d’échanges et de correspondances avec le réseau régional de part et d’autre de la frontière. L’étroitesse des gares de Modane et de Bardonecchia est évoquée pour justifier cette situation.
Pourtant, si l’offre augmente, les voyageurs suivront, il n’y a qu’à regarder le succès des bus de la région et des trains Artesia.
Cependant, les grandes avancées ne se feront que lors de l’ouverture du tronçon à grande vitesse entre Lyon et Turin. Les lignes à grande vitesse françaises et italiennes seront ainsi reliées permettant ainsi un gain de temps de parcours significatif entre ces deux villes mais également au-delà. Le succès de la ligne sera assurée si les compagnies ferroviaires, publiques ou privées, proposent des destinations multiples aussi bien au nord qu’au sud de la France ou de l’Italie. Le réseau ainsi accessible, il ne faudra pas se limiter à la liaison Paris – Milan mais ouvrir des trajets depuis l’Italie vers d’autres villes françaises et vers l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Les gains de parcours (2h sur Lyon – Turin et 3h sur Paris – Milan) permettront un report modal des voyageurs de l’avion vers le train et contribueront au succès de la nouvelle ligne.
Cette ligne est aussi le symbole de la querelle entre la SNCF et Trenitalia sur l’ouverture à la concurrence des lignes internationales. Au mois d’août 2010, les rames des TGV qui assuraient jusque là le service n’ont plus été autorisées à circuler en Italie pour cause de non homologation de matériel. Les voyageurs ont alors subit des transbordement par autocar à partir de Modane jusqu’à leur destination finale. Le problème a été résolu en septembre avec l’arrivée de nouveaux TGV homologués. De son côté, Trenitalia espère bien concurrencer la SNCF sur la liaison Paris – Lyon – Turin – Milan et Paris – Nice – Gênes en s’associant avec Veolia et proposer des trajets dès 2011.
Le trajet, d’une durée de 53 heures, est assuré par la compagnie russe RZD en collaboration avec la SNCF et la compagnie ferroviaire nationale polonaise.
Ce train de luxe propose deux classes pour un montant variant de 306 à 1200 euros pour un aller simple. Il dessert les gares suivantes :
Moscow – Vyazma – Smolensk – Orsha – Minsk – Brest – Terespol – Warsaw – Katowice – Zebrzydowice - Bohumin – Břeclav – Vienna - Linz - Innsbruck – Bolzano – Verona – Milano - Genova – San Remo – Bordighera – Ventimiglia – Menton – Nice.
Cependant, il n’est prévu pour l’instant qu’un aller-retour par semaine et ce jusqu’à mi décembre 2010. Si le succès est au rendez-vous, la compagnie RZD maintiendra cette liaison et pourrait même l’amplifier.
Plus au nord, la SNCF augmente son offre sur la relation Lyon – Turin en ajoutant… un bus aller-retour supplémentaire par semaine entre les deux capitales régionales.
La liaison ferroviaire internationale entre la France et l’Italie est probablement ici une des moins développée en Europe. Seulement deux aller-retour quotidiens sont possibles en train entre Paris, Turin et Milan, sans passer par Lyon ou bien en correspondance à Chambéry, auxquels il faut ajouter deux trains de nuit vers Venise et Rome. Le Conseil Régional Rhône-Alpes a développé avec la Regione Piemonte une offre directe par bus du vendredi au lundi qui circule désormais également les jeudis.
Il se trouve que ce bus est de plus en plus prisé et plus particulièrement par les étrangers. Ouvert que récemment à la réservation par internet sur le site de la SNCF, ce bus permet une correspondance plus simple avec un trajet direct sans changement. Seul bémol, Trenitalia ne commercialise pas les billets pour cette liaison par bus. Les italiens doivent donc se rendre dans une des trois agences de voyages habilitées à Turin.
La relation internationale Lyon – Turin est une des moins développée en Europe du fait de la non utilisation de la gare internationale de Modane. En effet, celle-ci n’accueille que les trains français qui ne vont pas au-delà de la frontière, tout comme les trains italiens qui s’arrêtent à Bardonecchia. A l’instar de Ventimiglia, la gare de Modane pourrait accueillir des trains italiens, créant ainsi un pôle d’échanges et de correspondances avec le réseau régional de part et d’autre de la frontière. L’étroitesse des gares de Modane et de Bardonecchia est évoquée pour justifier cette situation.
Pourtant, si l’offre augmente, les voyageurs suivront, il n’y a qu’à regarder le succès des bus de la région et des trains Artesia.
Cependant, les grandes avancées ne se feront que lors de l’ouverture du tronçon à grande vitesse entre Lyon et Turin. Les lignes à grande vitesse françaises et italiennes seront ainsi reliées permettant ainsi un gain de temps de parcours significatif entre ces deux villes mais également au-delà. Le succès de la ligne sera assurée si les compagnies ferroviaires, publiques ou privées, proposent des destinations multiples aussi bien au nord qu’au sud de la France ou de l’Italie. Le réseau ainsi accessible, il ne faudra pas se limiter à la liaison Paris – Milan mais ouvrir des trajets depuis l’Italie vers d’autres villes françaises et vers l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Les gains de parcours (2h sur Lyon – Turin et 3h sur Paris – Milan) permettront un report modal des voyageurs de l’avion vers le train et contribueront au succès de la nouvelle ligne.
Cette ligne est aussi le symbole de la querelle entre la SNCF et Trenitalia sur l’ouverture à la concurrence des lignes internationales. Au mois d’août 2010, les rames des TGV qui assuraient jusque là le service n’ont plus été autorisées à circuler en Italie pour cause de non homologation de matériel. Les voyageurs ont alors subit des transbordement par autocar à partir de Modane jusqu’à leur destination finale. Le problème a été résolu en septembre avec l’arrivée de nouveaux TGV homologués. De son côté, Trenitalia espère bien concurrencer la SNCF sur la liaison Paris – Lyon – Turin – Milan et Paris – Nice – Gênes en s’associant avec Veolia et proposer des trajets dès 2011.

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