Ce sont deux territoires liés par l’histoire. Le Comté de Nice fût rattaché à la France en 1860. Auparavant possession des Etats de la Maison de Savoie, Nice était le départ de la route du sel qui sillonnait les Alpes.
Les Alpes justement, qui représentaient un élément défensif difficilement franchissable, est maintenant un obstacle majeur des liaisons entre la Côte d’Azur et le nord de l’Italie.
Il existe actuellement deux liaisons ferroviaires et deux liaisons routières, représentants deux axes, l’un le long de la côte en direction de Gênes, un autre à travers le tunnel de Tende en direction de Cuneo et Turin.
Les liaisons existantes sont saturées et répondent difficilement aux besoins actuels. La majeure partie du flux s’écoule le long de la côte à travers l’autoroute A8/A10. Le nombre de camion passant par Vintimille (environ 5.200 par jour) est supérieur au trafic engendré par les tunnels du Mont-blanc et du Fréjus réunis. Cette autoroute sinueuse permet de relier Milan à la Côte d’Azur en 4 heures environ.
Le réseau ferroviaire quant à lui est loin de répondre aux besoins actuels. Handicapé par une voie unique le long de la Ligurie (voir article de synthèse), la situation ne s’améliorera qu’à l’horizon 2015 avec le doublement et le déplacement des voies ferrées qui seront plus rectilignes et permettront des vitesses plus élevées jusqu’à 200 Km/h. En attendant, les passagers doivent prendre leur mal en patiences et un voyage Nice – Milan effectué en théorie en 5 heures souffre chroniquement de retards importants.
L’axe montagneux à travers le tunnel de Tende est plus un itinéraire touristique. Routes de montagnes sinueuses, tunnel de Tende suranné, cet axe n’est pas une alternative viable. La construction d’un nouveau tunnel améliorera la sécurité et le transit des poids lourds mais ne changera pas radicalement cet axe. Il faut actuellement 3 heures 30 minutes pour relier Nice à Turin.
Le réseau ferroviaire de cet axe est à voie unique et non électrifié (voir article de synthèse). Sans investissements majeurs, cette ligne restera un axe secondaire, à vocation régionale et touristique. Il faut actuellement près de 5 heures pour relier Nice à Turin en train.
Côté aérien, il n’existe aucune liaison entre Nice et Turin ou Milan. La concurrence de la route est trop forte et le temps nécessaire à l’enregistrement puis au transfert vers la ville est trop long. Il ne semble pas possible d’amener des améliorations sur ce plan. Les plus fortunés peuvent toujours faire le trajet en hélicoptère depuis Nice ou Monaco, cela reste le moyen le plus rapide pour rejoindre le nord de l’Italie.
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